Soutenance de Thèse de Doctorat de Thomas Rulleau

Vendredi 24 novembre à 13h30 – Soutenance de Thèse de Doctorat de Thomas Rulleau
Lieu : MSHS Bât A5 – Salle Gargantua, 5 Rue Théodore Lefebvre – 86000 Poitiers

Titre : « Application clinique de l’imagerie motrice en rééducation ».

Jury : Cédric Albinet, rapporteur (MCF-HDR, Institut National Universitaire Champollion, Albi) ; Cédric Bouquet, éxaminateur, (PU, Université de Poitiers) ; Annabelle Couillandre, éxaminateur, (MCF Université Paris-Ouest-Nanterre-directrice IFMK, Orléans) ; Aymeric Guillot, éxaminateur, (PU, Université de Lyon 1) ; France Mourey, rapporteur, (PU, Université de Bourgogne) ; Lucette Toussaint, directeur, (PU, Université de Poitiers).

Résumé

Dans le cadre actuel de la médecine basée sur les faits, les avancées des neurosciences cognitives apportent de nouvelles techniques séduisantes en rééducation. Parmi elles, l’imagerie motrice a retenu notre attention en tant qu’outil d’évaluation de l’intégrité des processus sensorimoteurs, mais aussi en tant que technique d’apprentissage ou de réapprentissage du contrôle des mouvements. Elle semble donc particulièrement intéressante dans la rééducation du mouvement humain : la kinésithérapie (physiothérapie).

Ce travail de thèse a été tout particulièrement motivé par des questions d’une part sur l’évolution dans le temps des capacités d’imagerie motrice (au cours d’une journée, du passage de l’âge adulte à un âge plus avancé) et la conséquence de cette évolution en pratique clinique, d’autre part sur la possibilité d’utiliser l’imagerie motrice implicite comme outil d’évaluation des capacités sensorimotrices des patients. Dans ce contexte, quatre études de cohortes et trois études randomisées contrôlées ont été effectuées chez des sujets seniors et/ou jeunes.

La première partie de ce travail a permis de mettre en évidence la modulation des capacités d’imagerie motrice en fonction du moment de la journée chez les seniors et de proposer des suggestions pour l’organisation des séances par le praticien. La deuxième partie de ce travail a permis de valider l’intérêt de l’imagerie motrice implicite (tâche de rotation mentale de stimuli corporels) comme outil d’évaluation d’une pratique de kinésithérapie (le massage) et de mieux comprendre l’impact de différentes posologies (durée du massage, zone de massage) sur l’activation des processus sensorimoteurs. Enfin, dans la dernière partie de ce travail, les études menées apportent quelques éclaircissements sur les effets du vieillissement sur les processus sensorimoteurs et présentent quelques tâches d’imagerie motrice prometteuses à destination des praticiens pour compléter leur évaluation clinique.

Pris dans son ensemble, ce travail s’inscrit dans le développement d’une recherche en rééducation pour améliorer la pertinence de la prise en charge au service des patients, notamment des patients âgés hospitalisés.

Mots clefs : imagerie motrice, évaluation sensorimotrice, rééducation, massage, kinésithérapie.

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